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Si, avec un débit cahotant et malmenant par trop la langue française, avec sa posture tour à tour larmoyante et celle de risibles engagements le cœur sur la main, François hollande n’avait été hier au soir que très médiocre dans la forme, ce n’aurait pas été tragique.

Hélas, sur l’essentiel, le fond de son discours a été aussi affligeant que la forme. La plus longue partie a été consacrée à la déficience de notre économie, manifestée par la grave plaie du chômage. Mais François Hollande ne l’a exposée que très superficiellement avec un diagnostic plus que tardif mais avec un contenu insuffisant sur le surpoids des charges pesant sur les entreprises.

Mais en médecin idéologiquement calamiteux, qu’il se définisse – on s’en moque – socialiste ou social-démocrate, il n’est pas capable de remonter plus loin des effets aux causes profondes de la maladie française dont le chômage n’est qu’un effet, certes grave, mais allant de pair avec d’autres atteintes destructrices du corps social français et à terme mortelles.

Ces causes sont idéologiques et politiques, et dans un enchaînement logique, démographiques et sociales. On ne pouvait évidemment pas attendre de François Hollande qu’il rappelle - comme le faisait jadis un éminent patriote, le grand rabbin Jacob Kaplan (dans « Témoignages sur Israël ») – que « Dieu, la famille et la patrie sont les grandes idées que les livres sacrés enseignent », hors desquelles la survie des nations n’est guère durable.

Pour l’heure, si l’urgence de la montée du chômage l’a amené à s’inquiéter de la survie des entreprises, il semble ne pas du tout s’être avisé de ce que la destruction de la famille, et par voie de conséquence celle d’une démographie positive et de l’équilibre social, sont les voies d’autodestruction de la France en particulier, et de l’Europe en général.

Bien au contraire, la seule réalisation dont Hollande puisse à ce jour se targuer est, avec la loi Taubira, celle d’une nouvelle étape dans la voie de parachèvement de la vieille utopie révolutionnaire d’un individualisme s’affirmant par le déracinement familial et social de la personne humaine mais dans les limites prescrites par un État censé être issu de la volonté de tous pour décider de la vie, de l’éducation et de la mort de chacun.

Au-delà des péripéties de sa vie dite « privée » et de son modèle personnel, la question qu’on aurait aimé lui entendre poser aurait été celle de la politique qu’il entend mener pour (ou contre) la famille française.

L’AGRIF attend tout de même que dans sa logique de condamnation des actes des Femen, son gouvernement décide enfin de la dissolution de ce groupuscule de combat raciste et terroriste.

Bernard Antony

www.lagrif.fr

François Hollande : rien sur la politique familiale !

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