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Le 19e siècle a vu l’essor du puritanisme bourgeois ou la fidélité conjugale s’arrêtait à la porte des maisons closes. Avec la même hypocrisie, le bobo nous impose sa vision psychotique du monde. Et comme toute personne atteinte de psychose, il n’a pas conscience de son désordre mental.

Le groupe social des bobos réunit peu de monde, mais il est hélas influent car il a un pouvoir certain que lui confèrent les postes clés qu’il occupe, son tissu relationnel et son implantation parisienne.

L’homme est le seul, parmi toutes les créatures vivantes, à éprouver le sentiment de honte. Pas le bobo.

Le bobo ou « Bourgeois Bohème » est un ex-soixante-huitard, de profession supérieure et de gauche. Il a de l’argent. Il est ethno-friendly, eco-friendly, gay-friendly, il crache sur l’ordre bourgeois, propage à longueur de média et de conversations au café Chez Prune les idées révolutionnaires de ses 20 ans en les croyant originales et artistes. Il est en permanence indigné, voire scandalisé par cette société qu’il contribue pourtant à perpétrer puisqu’il en fait partie. Il consacre une partie de son temps libre en actions humanitaires exotiques, achète éco-responsable, eco-citoyen, et équitable.

Pourtant, paradoxalement, il est très conformiste: les enfants vont dans des écoles privées, des boites à bac à la japonaise, il vit dans les quartiers pourtant honnis de lui, mange bio, se fournit en légumes médiocres dans les épiceries chics, achète Louboutin. Il ne lui viendrait pas à l’idée de vivre dans une banlieue pourrie et quand il investit un quartier populaire, il s’arrange pour en augmenter suffisamment les prix pour mettre dehors ce peuple qu’il aime tant. C’est sa façon de pratiquer la mixité sociale, pierre de lance de ses discours fumeux sur la bonté naturelle des pauvres d’hier et des émigrés d’aujourd’hui.

Le bobo est un phénomène ambulant et nuisible de contradictions. Il n’en a cure car il incarne l’autorité morale et doctrinale, il détient la vérité et il a une mission: sauver le peuple en l’assommant d’ennui par la répétition permanente des psaumes bobo dégoulinants de compassion ou en mettant en branle tout l’arsenal juridique que ce censeur a en son pouvoir. Cela n’étant pas sans rappeler « les heures les plus sombres de notre histoire », phrase culte du bobo qui n’imaginait pas qu’un jour elle lui serait applicable.

Le bobo assume sans problème ses louboutins, ses vacances aux Seychelles, son discours révolutionnaire creux et son identification au Ché (qui lui s’est engagé dans ses idées jusqu’à la mort). Idéologue déjà en 68 ou la théorie n’attendait aucune pratique, il continue sur sa lancée depuis 46 ans, imposant aux autres un dogme qu’il redouterait de voir appliqué pour lui. Le bobo a une haute idée de lui-même, il n’est donc aucunement importuné moralement par le décalage entre ce qu’il nous impose et sa vie ouatée de pédant qui ne prend aucun risque.

Comme il s’est reproduit, sa progéniture prend la relève avec toujours le même sentiment de sa supériorité. Comment pourrait-il en être autrement? C’est à coup de manifestations aussi inutiles que pédagogiques que l’enfant du bobo a été endoctriné du fond de sa poussette, tenant parfois dans ses menottes la banderole révolutionnaire qui changera le monde: le congé parental pour les papas…

Toutefois, le fils du bobo n’aurait pas cette tendance à se complaire dans la misère des autres. Lui, il aime le confort, sans complexe, la fidélité, malgré tous les efforts de Hollande pour lui montrer la vraie voie, le luxe, l’alcool et le spleen à la manière d’un Nicolas Bedos. C’est d’ailleurs le spleen qui lui fait croire qu’il est le seul lucide dans ce monde de tarés, lucide donc révolutionnaire, supérieur face à ce peuple lobotomisé depuis 40 ans par le kaléidoscope idéologique de ses parents. Le fils du bobo est le nouveau con de ce siècle.

Le bobo et son fils sont des plaies pour le peuple car ils vivent grassement dans un monde qui nous est interdit et que nous entretenons par nos richesses, à la manière des serfs d’autrefois. Ce sont des plaies car ils tiennent la politique. Ce sont ces idées bobos farfelues et issues de cerveaux malades qui sont aujourd’hui à l’œuvre au gouvernement. C’est la même certitude de détenir la vérité qui les autorise à glisser aujourd’hui sur la pente de l’autoritarisme.

Les bobos se sont coupés du peuple. Quitte à couper, autant que ce soit le peuple qui s’en charge…

Source : Secret Défiance

Le bobo est un tartuffe, mais c’est aussi un nouveau con

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