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En tant que catholique, mais surtout en tant qu’homme de bonne volonté, je me suis engagé à défendre la vie quel qu’en soit le prix, quelles qu’en soient les critiques.

Monseigneur Pontier, président de la Conférence des évêques de France, n’a pas oublié de rappeler dans son message de Noël : « Je pense à ce projet de modification de la loi sur l’interruption volontaire de grossesse qui, loin de permettre aux femmes en détresse d’être laissées moins seules devant leur responsabilité face à la vie naissante, sont quasiment incitées à ne poser aucune question quant à l’élimination de l’être qu’elles portent en leur chair. »

Au même moment, le pape François rappelait devant un parterre d’ambassadeurs accrédités par le Saint-Siège : « La seule pensée que des enfants ne pourront jamais voir la lumière, victimes de l’avortement, nous fait horreur. »

Des critiques, il y en a eu. Je n’ai pas été épargné par les articles méprisants de petits plumitifs. Qu’importe que l’on me considère comme un épouvantail de la politique ou comme un marginal car, malgré les critiques, je suis fier de défendre la vie face aux pulsions destructrices d’un gouvernement socialiste qui, pour cacher ses échecs économiques, préfère se rabattre sur un projet assassin qui a pour but de bâtir une civilisation autour de l’élimination des petits enfants.

À ce titre, j’ai combattu dans l’hémicycle pour défendre les droits des enfants à naître, pour défendre la situation des femmes transformées en objet de consommation par notre société matérialiste. Défendre le droit à la vie des enfants, c’est défendre les femmes, c’est défendre la famille, c’est défendre les seules valeurs qui peuvent assurer à notre société de continuer à s’inscrire dans le temps long de l’Histoire.

J’ai déposé trente-deux amendements sur ce projet de loi « visant à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Dans le même temps, j’ai voté l’amendement proposé courageusement par mon collègue Jean-Frédéric Poisson, et cosigné par quatorze autres députés, visant à dérembourser l’avortement puisque les socialistes lui ôtaient son caractère de détresse. Malheureusement, dans l’hémicycle nous étions bien peu à défendre les enfants à naître. Quand j’ai abordé la racine du problème, c’est-à-dire que l’avortement consiste à tuer un enfant à naître – car nul ne peut contester sérieusement qu’ils sont tués dans d’atroces souffrances, parfois déchiquetés –, il n’y avait plus personne.

Lorsque la loi Veil a été votée, une grande partie des parlementaires avaient protesté énergiquement. Trente-neuf ans après, la loi Belkacem vient d’être votée à une immense majorité et je me suis senti bien seul pour défendre les plus faibles. Mais je suis persuadé que ce combat n’est pas perdu. L’espérance est un trésor et rien au monde ne saurait ravir cette petite étoile qui scintille dans le cœur de la jeunesse de France qui, éveillée l’an dernier, continue de grandir malgré la haine, le mensonge et le combat de chaque jour que nous imposent nos adversaires.

Comme le dit saint Paul dans son épître à Timothée : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. » Bien loin de s’achever, notre course commence. Le combat est rude mais nous triompherons car notre espérance est inébranlable.

Jacques Bompard

Malgré les critiques, je suis fier de défendre la vie

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