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Intégration et assimilation sont des échecs. Même le rapport Tuot, resservi sans les mesures « scandaleuses » en une feuille de route pour l’intégration, l’admettait.

Du coup, le projet, c’est d’intégrer la France aux étrangers, quitte à ce qu’elle y perde son âme…

Cette semaine, au Blanc Mesnil, un CAP Vente nous en a fourni une parfaite illustration : ils ont adapté « Roméo et Juliette » et la tragédie de William Shakespeare est devenue « Mamadou et Juliette »… Respirez.
Ces étrangers refusent d’intégrer la culture européenne ? Adaptons donc cette culture à l’étranger ! Quel exemple peut illustrer plus clairement que c’est la mort de la France dont il s’agit, in fine ?

Jeudi, Vincent Peillon affirmait vouloir renforcer l’apprentissage de la langue arabe : « Cette offre est l’avenir de l’Europe et de la France (…) les développements sont en grande partie de l’autre côté de la Méditerranée, c’est là qu’une jeunesse et une croissance attendent ».

Oui hein, penser l’avenir de la France avec le jeunesse française, quelle idée !

Les grands dindons de la farce sont les Français de souche, évidemment. D’ailleurs, après avoir été racistes a priori, ils n’existent plus : en parler c’est « une extrême violence » pour Cécile Duflot !

Revenons à la genèse de sa colère. L’autre soir, Alain Finkielkraut débattait avec Manuel Valls à Des paroles et des actes et précisait, bon prince : « Il y a aussi en France une place pour les Français de souche, il ne faut pas complètement les oublier ». Que n’avait-il pas dit ! Naïma Charaï, élue PS, décide aussitôt de saisir le CSA, inquiète que l’on dise que « certains Français seraient oubliés ou d’autres privilégiés en raison de leurs origines ».

Alors, interdiction de parler de « Français de souche », mais « Français d’origine ceci ou cela » aucun problème, puisque Manuel Valls venait précisément de dire que David Pujadas, Alain Kinkielkraut et lui-même avaient des « origines étrangères » et que c’était « tout à l’honneur de la France »… ce qui ne semble choquer personne !

Faut-il préciser à madame Charaï que si le don de la civilisation veut être fait à l’étranger (et non l’inverse), il faut premièrement des « gardiens » de cette civilisation qui ne sont autres que ses héritiers naturels ?
Les Français ne rejettent pas « l’autre », ils refusent que « l’autre » menace leur identité par le nombre et le refus évident d’intégration. En fait, les Français aimeraient bien rester Français (comme ils aimeraient par ailleurs rester hommes ou femmes)… Où est le crime ?

La réponse du gouvernement est claire : réussir l’intégration, c’est désintégrer la France. Le meilleur moyen d’obtenir la libanisation, puis la guerre…

Une autre solution a été évoquée par Eric Zemmour dans l’émission Ça se dispute : « La seule façon de faire des avancées sur l’intégration, c’est d’arrêter l’immigration et même d’engager le retour massif de nombreux étrangers ». Pour que seul reste le petit nombre d’étrangers qui désire, et pourra alors s’intégrer et devenir Français, ce que les français accepteront, ils n’ont plus à le prouver.

C’est d’ailleurs exactement le constat que faisait Christiane Taubira lorsqu’elle déclarait en 2006 que le nombre d’immigrés clandestins expulsés de Guyane (7.500 sur 50.000) était « dérisoire », avant d’ajouter « Nous sommes à un tournant identitaire. Les Guyanais de souche sont devenus minoritaires sur leur propre terre »…

Charlotte d'Ornellas

Intégration...

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