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Tout d’abord un grand merci à nos athlètes pour leur belle participation. Voilà des femmes et des hommes qui pour notre plus grand plaisir ont mis sur la table face aux juges internationaux des années de travail, souvent l’engagement de toute une vie et qui ont su faire au mieux avec peu de moyens et assez peu de soutien. Voilà des athlètes qui se sont battus pour une médaille et pour porter un drapeau. Un état d’esprit à des années lumières de celui de certains sportifs que nous ne nommerons pas ici, plus soucieux de leurs fins de mois et de leur préoccupations matérielles que de nos trois couleurs.

Bravo à l’Armée Française, dernier bastion d’excellence qui nous a fourni une part non négligeable de la délégation avec 22 sportifs de haut niveau issus du ministère de la défense.

On citera parmi les plus visibles le Sergent martin Fourcade, son frère, le Caporal Chef Simon Fourcade et le Caporal Chef Anaïs Bescond en biathlon, le Première classe Célia Aymonier en ski de fond, le Première classe Pierre Vaultier en snowboard ou encore le Caporal chef Steve Missilier, le Caporal Anémone Marmottant en ski alpin et l’Agent Maxime Châtaigner en patinage de vitesse…

On peut se demander pourquoi les médias français passent cette origine militaire de nos représentants sous silence. Il est vrai que pour nos esprits soixante huitards, le sport, c’est bien, mais l’armée, ça pue.

Malheureusement, le sport n’est plus une priorité dans le civil et dans notre « Education Nationale ». Les cours d’Education Physique et Sportive dans notre enseignement sont désormais bien souvent réduits à des séances de découverte de telle ou telle activité sportive plus ou moins facultative. Nos élèves participent aujourd’hui à ces séances en dilettante, radio dans les oreilles et mains dans les poches, à leur rythme, à leur bon vouloir, sous le regard souvent désabusé d’un professeur qui a baissé les bras depuis longtemps. Le jeune français ne cherche pas l’effort puisque tout lui est dû. En France, à l’effort, on préfère le confort et la facilité. On ne peut s’étonner dès lors de la faiblesse de la délégation française à Sotchi. Là où la Russie ou l’Allemagne font l’effort, la France manque cruellement de ressource humaine.

On sait depuis toujours le caractère politique de ces manifestations sportives internationales. Le rendez-vous de Sotchi 2014 aura été une belle réussite de la Russie et de son président malgré les tentatives de deux « pussy riots » et d’un transsexuel italien pour gêner aux entournures le pouvoir russe. Le coup médiatique n’a pas marché.

N’en déplaise à quelques journalistes mal habitués, ces jeux olympiques ont été un réel succès dans leur organisation. Même si à plusieurs reprises, certaines et certains d’entre eux ont tenté quelques critiques quant à leur installation « pas assez confortable », ils ont vite été repris par les athlètes eux-mêmes qui pour leur part n’ont eu que des mots flatteurs à l’égard de l’organisation russe. Sans doute les journalistes ont-ils d’autres exigences que les sportifs…

Il faut dire que si, au travers de ces jeux, au milieu de ses athlètes, Vladimir Poutine, omniprésent, a soigné son image, il n’en est pas moins un véritable sportif et il aime cette ambiance. Tout le monde a en mémoire les images du président russe en kimono ou aux commandes d’un avion de chasse. Ca nous change en France, du mou du bide en scooter qui nous sert de Président…

Gérard HARDY

Les leçons de Sotchi

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