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La finance internationale a fortement dérégulée les structures étatiques et stratégiques de la France. La toute-puissance du marché, dans son hégémonie, attaque ouvertement l’Etat, rompant ainsi les digues de l’intérêt général.

L’Etat, aujourd’hui, s’effondre en silence, se plie à la volonté des marchés internationaux et de la finance internationale.

L’Empereur des Français, Napoléon, dénonçait déjà à son époque la main mise de la finance sur le gouvernement : « Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain« .

Il y a en effet lieu de considérer que les féodalités économiques constituent un démembrement d’autant plus caractéristique de l’Etat qu’elles se forment dans le cadre des entreprises nationales : la SNCF, EDF, GDF, la Poste, les autoroutes, France Télécom… pour ne citer qu’elles.

La privatisation de ces secteurs clés a provoqué une grave dérégularisation économique et sociale mettant à mal d’une part les intérêts stratégiques et économiques de la France, mais aussi le pouvoir d’achat des citoyens Français. Sous prétexte de compétitivité, de pouvoir d’achat retrouvé, d’une meilleure qualité de service, le démantèlement a pu s’opérer sous les meilleurs auspices de la finance internationale grâce à la crise sociale et économique.

Pourtant, les Français voient leur billet de train, leur facture d’eau, de gaz, d’électricité… augmenter sans cesse pour le plus grand profit de ces nouvelles compagnies privées qui ont fait l’acquisition du bien public, sous l’œil complice des oligarques sacrifiant l’intérêt général sur l’autel du dogme libéral. Cette trahison à l’encontre de l’Etat en lui obligeant a abandonner son rôle de gestionnaire des moyens énergiques, économiques et stratégiques au nom de la rigueur budgétaire est insupportable pour les patriotes sociaux, progressistes et républicains que nous sommes. D’autant plus insupportable lorsque l’on sait que nos ressources nationales sont gérées par des entreprises privées comme Veolia ou Suez, par exemple.

Il devient urgent d’œuvrer à la construction d’un Etat-stratège et éclairé, qui s’inscrit dans l’intérêt général et la défense du bien public. Oui ! nous avons la volonté de reconstruire un Etat-stratège attentif à la défense de son indépendance économique, énergétique et industrielle pour servir au mieux l’intérêt de la France et de ses citoyens !

Nous n’acceptons plus que les grands monopoles orientent leurs puissances à l’encontre de l’intérêt général. Ils doivent donc, d’une manière ou d’une autre, rendre des comptes au pays. La politique de la stratégie énergétique de la France doit être arrachée aux influences des multinationales et du monde de l’argent.

En réalité, pour obtenir la paix intérieure, il faut travailler à supprimer les extrémistes capitalistes et libéraux, de droite où de gauche. De la part de l’État, la base de cette action est le développement d’un programme politique, économique et social adéquat. Cette volonté doit tendre à élever le niveau de la culture sociale, à donner de la dignité au travail, à humaniser le capital, enfin et surtout, à remplacer l’esprit de lutte par celui de la justice sociale et de la fraternité pour la renaissance de la puissance de la France.

Grégory GENNARO

Pour un Etat-stratège

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