Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Les cuistres de la République

Ils savent tout, ont tout compris, leurs études les placent dans la doxa défaitiste de ceux qui renoncent avant même d’avoir levé les armes et brandissent le drapeau blanc avant même que l’ennemi ait compris qu’il ne risquait strictement rien. Ils sont au pouvoir, ils contrôlent tout, ils ne savent pas ce qu’ils font, mais sont conscients de ce qu’il faut faire pour eux et leur famille ; ce sont les cuistres de la République.

Qui sont-ils ? Nos dirigeants des quarante dernières années qui ont utilisé le peuple français comme la variable d’ajustement de leur rêve de mondialisation, formatés par les électrochocs de la Loubianka revisitée par les apparatchiks européistes, grande fonderie des cerveaux de nos élites. Le moule est unique, les lingots d’étrons, et la valeur de nos dirigeants s’étalonne sur le débit des eaux vannes, de la contrition des peuples qui sont malheureusement prêts à tous les sacrifices pour consentir à la dissolution de leur identité.

Comment en sommes-nous arrivés à une telle extrémité ? La lâcheté probablement, mais aussi l’instillation, par capillarité du venin de l’intolérable qui finit au fil des années par devenir acceptable pour finir par se muer en règle, et conforter notre jeunesse, de génération en génération dans l’univers causal de ce qu’elle a toujours connu, comme l’héritage malheureux des générations précédentes.

Ainsi les voiles et les viols exogènes se sont lentement instillés dans notre civilisation, comme une conséquence à subir, et non comme une cause à combattre, l’excuse précédant la condamnation, pour mieux convaincre d’un paradigme où les taureaux se fracassent immanquablement la tête contre le chiffon rouge du torero, comme pour mieux finalement accepter l’estocade.

Les discours de Jean-Marie le Pen ne faisaient que baliser le chemin de la défaite annoncée face à l’islamisation de la France, il en fallait du courage à l’époque, alors que nos quartiers populaires sentaient encore bon le stand de charcuterie sur les marchés, et les seules femmes voilées étaient nos mémés portant des fichus pour se protéger du vent. L’homme avait décrypté l’essentiel, un danger, un gaz inodore qui allait se révéler mortel 40 ans après.

Un autre, Pierre Poujade, avait lui prophétisé, sans encore le conceptualiser, la fin du commerce du peuple, c'est-à-dire la fin des commerçants et des paysans, sans se douter qu’un jour, nous irions massivement tous faire nos courses en poussant nos caddies le long des tombes de nos petits commerçants de centre-ville, dans d’immenses zones de chalandise, situées en périphérie de nos villes les plus moyennes. Il avait annoncé l’Union Européenne et l’accord transatlantique, sans le savoir.

Plus tard, Philippe Seguin avait magistralement exprimé ses craintes face au traité de Maastricht, l’euro, et le traité de constitution européenne, plus tard préempté de manière plutôt fascisante en traité de Lisbonne, et ce malgré le refus du peuple français de le voir un jour entériné.

Les cuistres de la Républiques ont finalement gagné, les dissidents n’ont pas été écouté, le peuple a perdu. L’équation est parfois simpliste, il suffit d’écouter nos sophistes gouvernementaux pour s’en convaincre.

Aujourd’hui, la France est en voie de libanisation, et peut-être pire en phase d’algérisation larvée, constatant qu’après les fils d’un département français, ce sont ceux de la Nation qui tuent aujourd’hui. Le FLN a muté, les cibles restent identiques. Il ne nous reste plus qu’à espérer que cette déstabilisation inédite de la métropole ne nous conduise pas un jour, à la fusillade de la rue d’Isly à Alger.

Les cuistres de la République ont tout prévu, même le pire !!!!!!

Partager cet article

Repost 0